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ILERI-Défense

Les Canadiens sur la ligne de front en Irak: plus près du combat que les Américains

22 Janvier 2015 , Rédigé par ileridefense Publié dans #Amérique du Nord, #Proche-Orient- Moyen-Orient- Monde Arabe

Les Canadiens sur la ligne de front en Irak: plus près du combat que les Américains

Les Canadiens sur la ligne de front en Irak, devenus les yeux de la coalition, sont de ce fait plus près du combat que les Américains, dont les conseillers militaires se cantonnent, semble-t-il, dans les quartiers généraux des bases des forces irakiennes.

La précision des frappes aériennes est un sujet de préoccupation pour la coalition dirigée par les Américains qui a largué jusqu’à maintenant plus de 1700 bombes depuis que la campagne aérienne a commencé en août.

Les responsables américains ont reconnu au cours des dernières semaines qu’ils mènent des enquêtes sur d'éventuelles victimes civiles causées par les frappes de la coalition en Irak et la Syrie.

L’utilisation potentielle de « Joint terminal attack controllers » (JTAC) en Irak a fait l’objet de débat de haut niveau au sein du Pentagone.

Les JTAC sont ces troupes au sol qui se spécialisent dans la transmission des informations détaillées et sensible en temps réel pour localiser les cibles pour les avions qui effectuent des frappes aériennes. Exactement ce que faisaient nos militaires canadiens lorsqu’ils ont du riposter à une attaque des djihadistes.

L’année dernière, le chef du Commandement central américain, le général d’armée Lloyd Austin, avait demandé à ce qu’on utilise ces JTAC pour aider à améliorer l’efficacité des frappes aériennes, mais cette demande n’a pas été approuvée par les autorités américaines.

Donc, en principe, contrairement aux Canadiens, il n’y a pas de militaires américains sur le champ de bataille aux côtés des troupes irakiennes. Ce seraient ainsi les Canadiens à qui a été dévolue la tâche de la plus haute importance d’être les yeux de la coalition au sol pendant qu’ils préparent les forces irakiennes pour qu’elles soient un jour en mesure d’accomplir cette tâche elles-mêmes.

La réponse du brigadier-général Michael Rouleau, commandant des forces spéciales canadiennes, qui disait en réponse à une question sur la présence de combattants étrangers parmi les djihadistes que nos militaires sur la ligne de front étaient à une distance qui leur permettait distinguer s’il avaient affaire à des Arabes ou des Asiatiques et n’avaient pas aperçu jusqu’ici de combattants étrangers, nous indique bien à quel point les Canadiens sont proches des combattants de l’État islamique sur le terrain.

Pendant ce temps, les conseillers militaires américains, à ce qu’on sait, restent plutôt à l’intérieur des installations des quartiers généraux avec des unités irakiennes au niveau de la brigade ou ;à un niveau plus élevé, sur des bases à Ces missions sont en cours aux États-Unis que à Bagdad, Taji et Al Asad.

La nature de la mission n’est pas pour autant changée, assure Peter Mackay

De passage au Québec, le ministre fédéral de la Justice et ex ministre de la Défense, Peter MacKay, a affirmé que la nature de la mission n’est pas pour autant changée et a expliqué l’action des militaires canadiens qui ont abattu deux membres de l’État islamique (EI) en Irak en affirmant qu’il est « nécessaire pour les soldats sur le terrain en Irak de se défendre quand il y a une attaque sur leur position ».

Après que le commandant des Forces d’opérations spéciales du Canada a révélé, lundi, que des soldats canadiens avaient échangé des tirs en Irak avec des combattants de l’État islamique, le chef du NPD, Thomas Mulcair, s'était, lui, empressé d'accuser le premier ministre Harper d’avoir induit les Canadiens en erreur sur la participation du Canada au combat contre le groupe djihadiste.

Cet accrochage au sol, le premier du genre à survenir entre un pays membre de la coalition internationale, menée par les États-Unis, et l’État islamique, s’est produit lorsque les forces spéciales canadiennes finalisaient la planification d’un bombardement. Sur le terrain pour visualiser leurs plans, elles ont essuyé des tirs de mortier et le feu de mitrailleuses et ont répliqué dans une action d’auto-défense, tuant deux combattants du groupe djihadiste. Aucun Canadien n’a été blessé.

Pour le ministre MacKay, cela ne signifie aucunement que le Canada bascule vers une mission de combat. «La mission ne change pas […] C’est clair. Nos soldats étaient là pour l’entraînement des soldats irakiens, pour défendre leur terrain», a-t-il soutenu.

Quant à une éventuelle prolongation de la mission, le ministre a également que le gouvernement retournera alors devant le Parlement.

Pour sa part, l,actuel ministre de la Défense, Rob Nicholson, a été très clair dans sa réponse aux attaques de l’opposition. Les soldats des forces spéciales du Canada continueront de diriger des frappes aériennes et de former des combattants kurdes près des lignes de front en Irak même si l’opposition accuse le Premier ministre d’avoir trompé les Canadiens au sujet de la véritable ampleur de la mission au sol.

Le ministre Nicholson a déclaré que le Canada continuera à former des combattants peshmergas près des lignes de front et que, s’il s,ensuit des tirs, les Canadiens riposteront.

Les Forces armées canadiennes ont indiqué qu’environ 20 pour cent de la formation a lieu près des lignes de front.

Lutte au terrorisme

Par ailleurs, le ministre MacKayy a aussi réitéré le désir de son gouvernement de présenter un projet de loi antiterroriste, sans toutefois donner plus de détails, les conservateurs examinant encore quelles mesures il y a lieu de prendre et voulant se mettre au diapason de ce qui se fera à l’échelle internationale.

De son côté, le ministre Rob Nicholson s’est envolé pour Londres, où il participera à des discussions de haut niveau sur le groupe l'Etat islamique.

La réunion ministérielle aura lieu le 22 janvier 2014, avec 23 délégations de divers pays et organisations.

Cette réunion vise à discuter des efforts déployés par la coalition mondiale pour lutter contre le groupe l’État islamique. Elle se concentrera sur les cinq niveaux d’effort de la coalition: fournir de l’appui militaire à nos partenaires; freiner le flux de combattants étrangers dans la région; arrêter le financement de l’État islamique; traiter les crises d’ordre humanitaire dans la région et exposer la véritable nature du groupe l’État islamique.

La réunion présentera également une occasion aux partenaires de faire le point sur le travail de la coalition jusqu’à présent, et d’explorer des occasions pour améliorer la coordination des opérations à l’avenir, dit le communiqué de la Défense canadienne.

Une chose cependant est certaine, il ne fait plus aucun doute que le Canada et ses forces spéciales jouent maintenant en Irak un rôle de premier plan dans la guerre à finir contre le groupe ultra-radical l’État islamique.

Source : 45eNord.ca

Relayé par : Philippine Sottas

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