Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
ILERI-Défense

Tunisie: il ne reste plus que 3.000 Britanniques contre 20.000 au moment de l’attaque du 26 juin

10 Juillet 2015 , Rédigé par ileridefense Publié dans #Afrique, #Proche-Orient- Moyen-Orient- Monde Arabe, #Europe

En Tunisie, une cérémonie s’est tenue le 3 juillet à Sousse, là où 38 personnes au total ont été tuées vendredi 26 juin par un étudiant de 23 ans qui a ouvert le feu sur des vacanciers sur la plage et au bord des piscines d’un hôtel. (Kenzo Tribouillard/AFP)

En Tunisie, une cérémonie s’est tenue le 3 juillet à Sousse, là où 38 personnes au total ont été tuées vendredi 26 juin par un étudiant de 23 ans qui a ouvert le feu sur des vacanciers sur la plage et au bord des piscines d’un hôtel. (Kenzo Tribouillard/AFP)

Le 10/07/15

Après les attentats du 26 juin à Port El Kantaoui, le Canada, bien qu’il ne déplore aucune victime, invite ses ressortissants à la plus grande prudence alors que, pour leur part, le Royaume-Uni recommande vivement de quitter la Tunisie.

« Si vous êtes en Tunisie et que vous n’avez pas une raison essentielle de rester, vous devriez partir », indiquent les nouveaux conseils aux voyageurs.

Jugeant qu’une « nouvelle attaque terroriste est hautement probable », le ministère des Affaires étrangères britannique indique sur son site ne pas croire que « les mesures mises en place (par le gouvernement tunisien) soient suffisantes pour protéger actuellement les touristes britanniques ».

Ces nouveaux conseils aux voyageurs sont publiés près de deux semaines après l’attaque à Port El Kantaoui, qui a coûté la vie à 38 touristes dont 30 Britanniques.

Le 26 juin, un Tunisien de 23 ans, identifié par les autorités comme un étudiant en master nommé Seifeddine Rezgui, a ouvert le feu sur des touristes sur une plage et au bord des piscines d’un hôtel de Port El Kantaoui, près de Sousse.

Cette attaque a été revendiquée par le groupe État islamique (EI), comme celle qui a tué 21 touristes et un policier tunisien le 18 mars au musée du Bardo à Tunis.

Les conseils aux voyageurs britanniques précisent aussi que des vols seront mis en place par les opérateurs de tourisme pour organiser le départ de leurs clients.

Selon l’Association des agences de voyages britanniques ABTA, citée par l’AFP, il reste environ 3.000 touristes britanniques en Tunisie, contre 20.000 au moment de l’attaque à Port El Kantaoui.

Le Canada, lui, est plus nuancé.

Dans son avis au voyageur publié le 4 juillet et toujours en vigueur au moment d’écrire ses lignes, le 9 juillet, il conseille de faire preuve d’une grande prudence, mais aucun avertissement n’est en vigueur pour l’ensemble du pays en Tunisie.

« Il convient toutefois de faire preuve d’une grande prudence en raison du risque de troubles civils et de la menace accrue que pose le terrorisme dans la région », dit toutefois l’avis..

En outre, l’avis en vigueur comporte un avertissement régional où est recommandé d’éviter tout voyage dans la région du parc national Mont Chaambi, en raison des opérations continues des forces de sécurité tunisiennes; dans les régions du gouvernorat de Tatouine, du sud de Dehiba et d’El Borma, qui est une zone militarisée.

Il est également recommandé d’éviter tout voyage non essentiel près des frontières avec l’Algérie, dans les gouvernorats de Kasserine (à l’exception de la ville de Kasserine, où on recommande d’éviter tout voyage), de Kef et de Jendouba; dans le Grand Sud de la Tunisie, dans les villes de Nefta, Douz, Médenine et Zarzis, et dans toutes les régions au sud de celles-ci, y compris près des frontières avec l’Algérie et la Libye (à l’exception du gouvernorat de Tatouine, du sud de Dehiba et d’El Borma, où nous recommandons d’éviter tout voyage).

La Tunisie a pour sa part proclamé l’état d’urgence le 4 juillet, et ce pour 30 jours, en raison de la crainte de nouveaux attentats dans le pays.

« Les autorités tunisiennes ont renforcé leurs mesures de sécurité mais ont aussi reconnu des limites à leur capacité à faire face à l’actuelle menace terroriste », pointe le Foreign Office.

« Nous n’aurions pas été obligés de décréter l’état d’urgence si nous n’étions pas convaincus que notre pays faisait face à des plans terroristes nombreux dans le but de (le) déstabiliser », a ainsi admis mercredi le Premier ministre tunisien Habib Essid.

De Jacques N.Godbout

Source : 45enord.ca

Relayé par P.F

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article