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ILERI-Défense

Tensions nippo-coréennes autour des îles Dokdo-Takeshima

10 Août 2012 , Rédigé par ileridefense Publié dans #Asie

 

Tensions nippo-coréennes autour des îles Dokdo-Takeshima

Le Monde.fr avec AFP | 10.08.2012 à 11h33 • Mis à jour le 10.08.2012 à 13h44

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Un navire sud-coréen, "Kwanggaeto le Grand", navigue a large des îles que se disputent la Corée du Sud et le Japon, les îles Dokdo (en coréen) ou Takeshima (en japonais).

Le Japon a convoqué vendredi 10 août l'ambassadeur sud-coréen à Tokyo et rappelé le sien à Séoul après l'annonce de l'arrivée le même jour du président sud-coréen, Lee Myung-bak, sur les îles Dokdo-Takeshima, revendiquées par le Japon. A l'annonce de cette visite, le chef de la diplomatie japonaise, Koichiro Gemba, a affirmé que ce déplacement aurait "un grand impact sur les relations" bilatérales, ajoutant que Tokyo comptait y répondre "fermement".

Selon l'agence de presse japonaise Jiji, le président Lee est arrivé vendredi sur ces îles volcaniques situées en mer du Japon, appelées Dokdo par Séoul et Takeshima par Tokyo. C'est la première visite d'un chef de l'Etat sud-coréen sur ces îles que les deux pays se disputent depuis des décennies.

Elles se composent de deux îlots et environ trente-cinq rochers plus petits et couvrent au total une superficie de 18,7 hectares. Les seuls habitants sont un couple de personnes âgées. Séoul maintient toutefois sur place un petit détachement de gardes-côtes depuis 1954.

ACCORDS DE COOPÉRATION SUSPENDUS

Malgré une étroite coopération économique, les relations entre les deux pays restent minées par l'héritage de l'ère coloniale. Le voyage de Lee Myung-bak intervient par ailleurs à quelques jours de l'anniversaire de la capitulation du Japon, le 15 août 1945, qui avait mis fin à trente-cinq ans d'occupation japonaise en Corée. Tokyo refuse par exemple de dédommager les femmes sud-coréennes forcées à la prostitution par le Japon pendant la seconde guerre mondiale.

En mai dernier, la Corée du Sud avait suspendu la signature d'accords de coopération militaire avec le Japon, les premiers du genre. Un responsable militaire avait expliqué cette suspension par "le sentiment du public". Le ministre sud-coréen de la défense, Kim Kwan-jin, devait se rendre à Tokyo en mai pour signer ces accords qui auraient été les premiers dans le domaine militaire depuis la fin de l'occupation japonaise en Corée du Sud, en 1945.

Polémiques sur la possible visite de deux ministres japonais au sanctuaire de Yasukuni

 

Le ministre des transports et son collègue chargé des Japonais enlevés par des agents nord-coréens ont indiqué, vendredi 10 août, qu'ils se rendraient, "à titre privé", la semaine prochaine au très controversé sanctuaire de Yasukuni, à Tokyo. Une annonce qui risque de tendre les relations entre Pékin et Séoul. Ce temple du shintoïsme, symbole fort pour les milieux d'extrême droite japonais, est considéré en Asie, et en particulier en Chine, comme le l'expression du passé militariste nippon.

 La réputation sulfureuse du lieu vient du fait que les noms de 14 criminels de guerre condamnés par les Alliés à la fin de la seconde guerre mondiale y ont été secrètement ajoutés en 1978 à ceux des 2,5 millions de soldats tombés pour le Japon.
Parmi ces 14 noms figure notamment celui du général Hideki Tojo, le premier ministre qui avait ordonné l'attaque contre la base américaine de Pearl Harbor le 7 décembre 1941. Il avait été pendu pour crimes de guerre.

Il s'agirait de la première visite de membres du gouvernement depuis l'arrivée au pouvoir en 2009 du Parti démocratique du Japon (PDJ) du premier ministre Yoshihiko Noda. Comme ses deux prédécesseurs, il a demandé à ses ministres de s'abstenir de se rendre au sanctuaire à l'occasion de l'anniversaire de la capitulation du Japon le 15 août 1945. Le dernier chef de gouvernement japonais à s'y être rendu régulièrement a été Junichiro Koizumi, durant sa mandature de 2001 à 2006. En réaction, la Chine avait gelé tout contact diplomatique à haut niveau avec son voisin.

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