Guyane : deux militaires français tués dans une embuscade des orpailleurs
Deux militaires français du 9ème RIMa ont été tués mercredi au cours d'une opération contre les orpailleurs clandestins. Deux gendarmes ont également été blessés, de manière sérieuse, mais leur
pronostic vital n'est pas engagé. Les deux morts sont l'adjudant Stéphane Moralia, 29 ans, et le caporal-chef Sébastien Pissot, 34 ans (cliquez ci-dessous pour acceder à la suite). Ils
appartenaient tous les deux au CRAJ, le commando de reconnaissance et d'action de la jungle du régiment. (ci-contre, l'insigne du Craj)
Les faits se sont produits hier vers 14 heures (locales) dans le secteur de Dorlin, à environ 150 km au sud-ouest de Cayenne et à l'est de Maripasoula. Des orpailleurs illégaux y exploitent des mines d'or, avec des galeries. Une opération héliportée contre eux était organisé,a vec deux Puma et un Fennec de la gendarmerie. L'hélicoptère leger s'est fait tirer dessus et un gendarme à bord a été blessé à la cuisse. Les deux Puma ont débarqués une trentaine d'homme (20 militaires et 10 gendarmes) à environ deux kilomètres et la colonne a progressé en direction du site, dans la forêt équatoriale. Selon l'état-major des armées, ils ont été pris à partie par des tireurs embusqués - à une distance très courte (20 ou 30 m). Qautre hommes ont été touchés, et l'un d'entre eux est mort immédiatement. "La priorité a été l'évacuation des blessés et le désengament des personnels" explique l'état-major. En clair, les orpailleurs ont pu se replier après le succès de leur embuscade.
Pour comprendre cette situation, il faut se rappeller que cette opération se déroule sur le territoire français : c'est une opération de police, sur réquisition du juge d'instruction et les militaires, qui sont là en appui des gendarmes, ne peuvent utiliser leurs armes qu'en cas de légitime défense. Ce n'est donc pas la guerre : impossible d'aller frapper les orpailleurs après le premier engagement. Seule leur arrestation est alors légale.
L'opération Harpie, qui a débuté en 2008, mobilise un millier d'hommes sur les 2200 des forces armées en Guyane (FAG). Un tiers d'entre eux sont en permanence sur le terrain. Depuis le début de l'année, 1200 patrouilles - dont 20% avec la gendarmerie - ont été réalisées. 15 opérations majeures ont eu liue et 55 chantiers illégaux détruits. 2,3 kg d'or ont été récupérés et plus de 80 armes, sans compter le matériel (pirogues, moteurs, etc...) Des militaires sont déployés en permanence sur plusieurs sites : Saint-laurent du Maroni; Maripasoua, Saul, Saint-Georges, Camopi...
Le ministre des outre-mers, Victorien Lurel, a réagi en déclarant qu'il allait "réévaluer le dispositif" après cette "opération de reconquête du terrain".
Les faits se sont produits hier vers 14 heures (locales) dans le secteur de Dorlin, à environ 150 km au sud-ouest de Cayenne et à l'est de Maripasoula. Des orpailleurs illégaux y exploitent des mines d'or, avec des galeries. Une opération héliportée contre eux était organisé,a vec deux Puma et un Fennec de la gendarmerie. L'hélicoptère leger s'est fait tirer dessus et un gendarme à bord a été blessé à la cuisse. Les deux Puma ont débarqués une trentaine d'homme (20 militaires et 10 gendarmes) à environ deux kilomètres et la colonne a progressé en direction du site, dans la forêt équatoriale. Selon l'état-major des armées, ils ont été pris à partie par des tireurs embusqués - à une distance très courte (20 ou 30 m). Qautre hommes ont été touchés, et l'un d'entre eux est mort immédiatement. "La priorité a été l'évacuation des blessés et le désengament des personnels" explique l'état-major. En clair, les orpailleurs ont pu se replier après le succès de leur embuscade.
Pour comprendre cette situation, il faut se rappeller que cette opération se déroule sur le territoire français : c'est une opération de police, sur réquisition du juge d'instruction et les militaires, qui sont là en appui des gendarmes, ne peuvent utiliser leurs armes qu'en cas de légitime défense. Ce n'est donc pas la guerre : impossible d'aller frapper les orpailleurs après le premier engagement. Seule leur arrestation est alors légale.
L'opération Harpie, qui a débuté en 2008, mobilise un millier d'hommes sur les 2200 des forces armées en Guyane (FAG). Un tiers d'entre eux sont en permanence sur le terrain. Depuis le début de l'année, 1200 patrouilles - dont 20% avec la gendarmerie - ont été réalisées. 15 opérations majeures ont eu liue et 55 chantiers illégaux détruits. 2,3 kg d'or ont été récupérés et plus de 80 armes, sans compter le matériel (pirogues, moteurs, etc...) Des militaires sont déployés en permanence sur plusieurs sites : Saint-laurent du Maroni; Maripasoua, Saul, Saint-Georges, Camopi...
Le ministre des outre-mers, Victorien Lurel, a réagi en déclarant qu'il allait "réévaluer le dispositif" après cette "opération de reconquête du terrain".
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