François Hollande maintiendra la dissuasion nucléaire
"Nous vivons en paix depuis plusieurs dizaines d'années, parce que nous avons la sécurité que nous offre la dissuasion", a déclaré Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.
François Hollande "ne sera pas le président de la République qui remettra en cause la dissuasion nucléaire", a affirmé ce samedi le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, pour
qui la force de dissuasion est "une priorité majeure", "un élément essentiel" de la souveraineté française.
"Nous vivons en paix depuis plusieurs dizaines d'années, parce que nous avons la sécurité que nous offre la dissuasion", a déclaré le ministre, interrogé sur France Inter avant le début
des cérémonies du 14 juillet. "François Hollande ne sera pas le président de la République qui remettra en cause la dissuasion. C'est clair", a-t-il martelé.
Le débat sur le maintien de la force de dissuasion nucléaire française a rebondi mi-juin après que l'ancien premier ministre socialiste Michel Rocard a suggéré de la supprimer pour faire des
économies budgétaires.
"Nous avons 300 têtes nucléaires, les Russes et les Américains en ont dix mille", a souligné M. Le Drian. "Nous avons fait effort de réduction. Nous avons gardé notre stricte
suffisance", a-t-il poursuivi, évoquant les pays qui comme l'Iran veulent quant à eux "se doter de l'arme nucléaire". "Il faut assurer dans ce monde instable une sécurité pour
notre pays. C'est un instrument aussi de souveraineté au niveau mondial. Nous ne remettrons pas en cause ce concept", a-t-il dit.
