Boko Haram, la secte islamiste plongeant le Nigéria dans le chaos
Le vendredi 26 août 2011, la secte islamiste Boko Haram revendique l'attentat contre un Batiment de l'ONU à Abuja (Nigéria). Cette attaque qui a fait 24 victimes, était la première fois que la secte ciblait une organisation internationale. Le 25 décembre dernier, jour de nöel pour la communauté chrétienne nigériane, est frappé par des attaques simultanées faisant 40 morts dont un kamikaze visant des églises et les services secrets locales dans le nord est du pays. Le même jour un an auparavant, la communauté chrétienne avait été touchée de la même manière.
Vendredi soir dernier, soit le 20 janvier, les terroristes de la secte ont réitéré leurs attaques alourdissant le bilan humain à 178 morts. Selon la police, à Kano, ce sont huit sites qui ont été visés par ces assauts «coordonnés»: des bureaux de la police, des services de l'immigration et la résidence d'un responsable de la police. Les autorités ont décrété un couvre-feu de 24 heures dans la deuxième ville du pays. Le groupe a agi en représailles après le refus du gouvernement de libérer plusieurs de ses membres actuellement emprisonnés et paradoxalement, c'est dans une ville majoriatairement musulmane que les Boko Haram ont décidé de frapper.
La secte revendique un désir d'instauration d'un Etat Islamique nigérian, et multiplie donc ses attaques pour déstabiliser le régime étatique. Le président nigérian Goodluck Jonathan a condamné ces attentats "injustifiés", promettant que leurs auteurs seraient déférés devant la justice.
"Ces actes de violence contre des citoyens innocents sont un affront injustifié à notre sécurité et à notre liberté collectives", a-t-il indiqué dans un communiqué. "Les Nigérians doivent unanimement les condamner".
"C'est comme si une guerre interne avait été lancée contre le pays. Nous devons vraiment être à la hauteur et faire face", a de son côté déclaré le ministre chargé de la police, Caleb Olubolade, qui s'est rendu sur les lieux d'une des explosions.
Un homme s'exprimant régulièrement au nom de Boko Haram, Abul Qaqa, a déclaré vendredi que ces attaques avaient été menées "pour venger la mort de nos frères tués par les forces de sécurité en 2009". Il faisait référence à une insurrection de la secte en 2009, brutalement réprimée par les autorités, avec des centaines de morts.
Par Joffrey Bouquet de Jolinière, troisième année ILERI, équipe ILERI-Défense
sources: Figaro, France 24, AFP, Express.