Deux soldats de l'OTAN, victimes d'une nouvelle "attaque de l'intérieur" déclenchée par un militaire afghan, et dix soldats afghans ont été tués, lundi 27 août, dans le sud de l'Afghanistan, où 17 villageois ont été décapités la veille par des inconnus.
Dans le Laghman, province de l'est proche de la capitale Kaboul, la force internationale de l'OTAN (ISAF) a été victime d'une nouvelle attaque lancée par un des soldats afghans qu'elle
forme en vue de son retrait de ce pays prévue fin 2014. L'assaillant a été tué en
retour par des soldats de l'ISAF.
Cet incident porte à 42 le nombre des soldats de la force internationale tués par des soldats ou des policiers afghans ou rebelles infiltrés dans leurs rangs cette année – dont 12 pour le seul mois d'août – soit 13 % des pertes totales de l'ISAF en Afghanistan.
"ATTAQUES DE L'INTÉRIEUR" MEURTRIÈRES
Dans le sud du pays, des rebelles talibans ont attaqué tôt lundi matin un poste militaire et tué dix soldats afghans, selon les autorités locales, qui ont évoqué là aussi un complot fomenté par des soldats infiltrés par la rébellion. "Quatre soldats ont été blessés et cinq autres se sont enfuis avec les talibans en emportant leurs armes", a précisé Daud Ahmadi, porte-parole des autorités provinciales du Helmand.
Toujours dans le Helmand, 17 villageois – 15 hommes et deux femmes – ont été décapités hier soir par des inconnus dans le district de Kajaki. "Nous ne savons pas à ce stade qui est derrière ces meurtres. L'enquête se poursuit", a déclaré Daud Ahmadi.
La flambée des "attaques de l'intérieur" inquiète particulièrement les Etats-Unis, qui dirigent l'ISAF, et le gouvernement afghan, dont les troupes sont censées prendre le relais de la force internationale et assurer elles-mêmes la sécurité de l'Afghanistan d'ici à la fin 2014.