16 soldats libanais tués à la frontière libano-syrienne
Le 05/08/14
De 45enord.ca
Selon une source militaire, 16 soldats libanais ont été tués suite à des affrontements avec des milices extrémistes sunnites près de la localité frontalière de Aarsal, dans l’est du Liban. Une première depuis l’éclatement du conflit syrien en 2011.
L’armée libanaise a repoussé toutes les attaques djihadistes à l’exception d’une seule : «Les hommes ont pu pénétrer dans une position mais ont dû en sortir car nous l’avons bombardée. Nous essayons maintenant d’y pénétrer», affirme cette même source militaire. Les hostilités ont commencé samedi dernier suite à l’arrestation d’un membre présumé d’Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda.
«L’armée a perdu 16 militaires, dont deux officiers supérieurs, et il y a des dizaines de morts parmi les hommes armés qui ont attaqué les positions militaires à Aarsal», précise-t-on. À cela s’ajoutent 13 soldats et 20 policiers portés disparus, fort probablement enlevés par les djihadistes, soutient pour sa part une source des services de sécurité libanais.
Damas exprime son soutien à l’armée libanaise
Par l’entremise de l’agence gouvernementale Sana, un responsable du ministère syrien des Affaires étrangères a affirmé le soutien de la Syrie et sa solidarité avec l’armée libanaise pour faire face aux groupes terroristes et les anéantir.
«Les crimes et agressions terroristes menés à Aarsal et ses environs contre les civils et les positions de l’armée libanaise, nécessitent de fournir une aide et un soutien à l’armée libanaise dans son combat contre le terrorisme takfiri (sunnites extrémistes)», ajoute le ministère syrien.
«La Syrie dénonce les agressions terroristes planifiées (…) menées par les groupes terroristes, à leur tête les branches d’Al-Qaïda, l’État islamique et le Front al-Nosra, visant la sécurité et la stabilité au Liban frère, poursuit le responsable».
Dans un même temps, la presse syrienne officielle a critiqué la politique de neutralité du Liban dans le dossier de la guerre civile syrienne. Elle a, à plusieurs reprises, soutenu que la lutte contre le «terrorisme» en Syrie était impérative pour la stabilité de la région, en Irak et au Liban notamment.
Les derniers bilans en Syrie font état de plus de 170 000 morts en trois ans.
