RCA: Arrestation du Général et l’attente des forces françaises
D’après la AFP de l’article du 29/11/13 par RFI, le général Amadou Haya Sanogo, auteur du coup d'État contre le président Amadou Toumani Touré en mars 2012, a été inculpé mercredi pour meurtres et assassinats puis écroué. Il avait été auditionné par un juge d'instruction dans le cadre d'exactions commises par ses hommes contre des militaires opposés au putsch.
En effet le mercredi 27 novembre,le général Amadou Haya Sanogo a été inculpé, à Bamako, de "meurtres et assassinats" puis écroué. Le général Sanogo "a été inculpé de meurtres et assassinats, complicité de meurtres et assassinats, et placé sous mandat de dépôt", a déclaré une source proche du juge d'instruction Yaya Karembe, qui avait ordonné son interpellation et l'avait entendu dans la matinée avant de l'inculper.
Son arrestation montre que le système judiciaire en Centrafrique a démontré la volonté d’une justice équitable, malgré le statut de personnage puissant du Général . Le Mercredi au matin, plusieurs dizaines de militaires maliens s'étaient rendus à son domicile du centre de Bamako pour procéder à son arrestation et à une perquisition qui ont étés faites avant de le conduire devant le juge, dans une école de gendarmerie de la capitale malienne. Selon une source au ministère de la Justice, l'ordre de l'arrêter "a été donné au plus haut niveau de l'État".
L’ancien capitaine promu général en août, Sanogo avait été convoqué fin octobre par le juge Karembe mais ne s'était pas présenté, ce qui avait provoqué l'indignation de plusieurs partis politiques et organisations de la société civile. Dans les mois suivant le coup d'État du 22 mars 2012, le quartier général de Sanogo et de ses hommes, situé à Kati, près de Bamako, avait été le lieu de nombreuses exactions commises contre des "Bérets rouges", des militaires considérés comme fidèles au président renversé, Amadou Toumani Touré. Des hommes politiques, des journalistes et des membres de la société civile ont également été victimes des brutalités des putschistes.
La République centrafricaine est désormais dans l'attente du déploiement des renforts militaires français. Ce sont 350 soldats français qui sont déjà arrivés à bord d'un bâtiment de la marine. Ils ont accosté au port de Douala au Cameroun. Pour l'instant, ils attendent la décision politique de Paris de les envoyer à Bangui. D'un autre côté, une trentaine d'hommes a débarqué avec du matériel sur l'aéroport de la capitale centrafricaine ; il s'agit de préparer le terrain à l'intervention miliaire.
Le vendredi 29 novembre 350 hommes sont arrivés à Douala, au Cameroun, à bord du BPC Dixmude. Avec eux, deux hélicoptères Gazelle et une centaine de véhicules. Ces hommes sont pour l'instant stationnés à Douala, et sont pré-positionnés dans l'attente d'une décision politique pour les envoyer à Bangui.
Pour plus de précisions -> Source : http://www.rfi.fr/afrique/20131130-rca-premiers-renforts-francais-prepositionnes-attente-feu-vert-politique-boali-bangui
TK ILERI DEFENSE
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