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ILERI-Défense

Libye: le numéro 2 du renseignement libyen, Moustapha Nouh, enlevé à Tripoli

18 Novembre 2013 , Rédigé par ileridefense Publié dans #Afrique

Le 18/11/13.

De 45enord.ca

Le numéro 2 des services du renseignement libyens, Moustapha Nouh, a été enlevé dimanche par des inconnus à Tripoli, rapporte l’AFP.

«Le vice-président des renseignements a été enlevé peu après son retour à Tripoli d’un voyage à l’étranger», a déclaré à l’agence de presse un responsable sous couvert de l’anonymat.

L’enlèvement de Moustapha Nouh qui est originaire de la ville de Misrata (est) intervient sur fond de tensions entre groupes armés de Misrata et de Tripoli au lendemain d’affrontements meurtriers entre ces deux groupes.

Ces violences avaient éclaté vendredi quand une milice originaire de Misrata, installée dans le quartier de Gharghour dans le sud de Tripoli, avait tiré sur des manifestants pacifiques venus réclamer son départ de la capitale.

En représailles, des hommes armés ont attaqué le QG de cette milice, au prix d’affrontements qui ont fait au moins 43 morts et plus de 450 blessés, selon le ministère de la Santé libyen.

Samedi, d’autres milices sont intervenues pour venir en aide à la première, générant de nouvelles violences.

Samedi encore, des groupes armés ont dû empêcher des miliciens originaires de Misrata (200 km à l’est de Tripoli) de pénétrer dans la capitale.

Dimanche à Tripoli, les habitants ont observé une grève générale pour dénoncer les heurts meurtriers des deux derniers jours, qui font craindre une escalade de la violence.

Exaspérés par les exactions des milices, les habitants ont érigé des barricades sur d’importantes artères et brûlé des pneus. Dimanche en fin d’après-midi, plusieurs routes étaient fermées à la circulation.

Dans la vieille ville et au centre de Tripoli, ainsi que dans les banlieues de Fachloum, Tajoura (est) et de Janzour (ouest), les magasins ont laissé leurs rideaux baissés, à l’exception de quelques commerces alimentaires et cafés.

Les banques ont fermé leurs portes, ainsi que la plupart des écoles et des universités.

En outre, des dizaines de manifestants ont envahi, mais sans violence, la salle de Congrès général national (CGN), plus haute autorité du pays, pour réclamer le départ des milices de la capitale.

Les Tripolitains protestent régulièrement contre la présence de factions armées. Venues d’autres localités, elles avaient participé à la libération de Tripoli du régime de Mouammar Kadhafi en août 2011, mais, profitant du vide sécuritaire, n’ont pas quitté la capitale.

«Les événements de ces derniers jours [...] illustrent l’étendue des actes irresponsables des milices [...] et l’incapacité du gouvernement à les contrôler », a estimé pour sa part Hanan Salah, représentante de Human Right Watch en Libye.

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Des miliciens patrouillent sur une route à Tajoura, (15 km de Tripoli) le 16 novembre 2013 (Mahmud Turkia/AFP).

Des miliciens patrouillent sur une route à Tajoura, (15 km de Tripoli) le 16 novembre 2013 (Mahmud Turkia/AFP).

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