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ILERI-Défense

Irak : la ville de Tikrit libérée après 10 jours d'offensive

12 Mars 2015 , Rédigé par ileridefense Publié dans #Moyen Orient

Irak : la ville de Tikrit libérée après 10 jours d'offensive

Après 10 jours d'offensive, les forces irakiennes sont entrées dans Tikrit, espérant enfin enregistrer une grande victoire contre l'Etat islamique, qui tente d'allumer de nouveaux feux en Irak et en Syrie voisine.

Les forces irakiennes sont entrées dans Tikrit mercredi, espérant enfin enregistrer une grande victoire contre le groupe Etat Islamique (EI), qui tente d'allumer de nouveaux feux en Irak et en Syrie voisine. Lancée il y a 10 jours, l'offensive des forces gouvernementales irakiennes pour reprendre Tikrit, tombée dès juin aux mains des jihadistes, a pris un tour nouveau avec la percée des rangs jihadistes par le nord de la ville.

Des soldats, des policiers et des membres des Unités de mobilisation populaire, une force para-militaire principalement composée de miliciens chiites, ont repris le contrôle d'une bonne partie du quartier Qadisiyah, mais la suite s'annonce délicate, a d'ores et déjà prévenu un haut gradé sous le couvert de l'anonymat. "Nous n'avons pas face à nous des combattants au sol mais un terrain piégé et des snipers", a-t-il ajouté, une technique rodée des jihadistes étant de truffer de bombes et autres engins explosifs les villes qu'ils s'apprêtent à quitter.

La ville stratégique d'al-Alam, au nord de Tikrit, était mercredi complètement sous contrôle gouvernemental. Des dizaines de milliers d'hommes participent à la bataille de Tikrit, face à quelques centaines de jihadistes, selon plusieurs sources. Les forces irakiennes n'ont pas été aidées directement dans cette bataille par la coalition antijihadistes mise sur pied par les Etats-Unis, qui mène des raids aériens depuis août en Irak, depuis septembre en Syrie.

Offensive en Syrie

Les Etats-Unis se sont dit "préoccupés" par la présence de conseillers militaires iraniens aux côtés des forces irakiennes dans l'offensive de Tikrit. C'est "quelque chose que nous suivons de très près", a déclaré le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter, ajoutant que "le danger de luttes inter-confessionnelles en Irak", entre sunnites et chiites, était "le principal facteur" pouvant "défaire la campagne contre l'EI".

Au même moment, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad, les jihadistes ont lancé une attaque spectaculaire, coordonnée, dans Ramadi, le chef-lieu de la province d'Al-Anbar où ils sont entrés il y a plus d'un an, bien avant leur fulgurante percée de juin 2014. Douze voitures piégées ont explosé au même moment, mercredi matin, aux quatre coins de la ville. Au moins sept d'entre elles étaient conduites par des kamikazes et visaient les forces de sécurité, selon la police. Au moins 17 personnes sont mortes et près de 40 ont été blessées, selon un responsable de police et un docteur de l'hôpital de Ramadi.

De l'autre côté de la frontière, en Syrie, l'Etat islamique a lancé une offensive majeure mercredi pour tenter de conquérir la ville kurde de Ras al-Ain, frontalière de la Turquie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Ras al-Ain, située dans la province de Hassaké et qui comptait environ 50.000 habitants avant la guerre, est contrôlée par la principale milice kurde de Syrie, les YPG. Les combats ont fait des dizaines de morts dans les deux camps, selon l'OSDH. La ville est située à une trentaine de km de Tall Tamer, que les jihadistes veulent prendre pour s'ouvrir un corridor reliant la province d'Alep à la frontière irakienne et à Mossoul. Le nord-est de la Syrie est stratégique pour les jihadistes, offrant un passage vers la Turquie mais surtout vers l'Irak.

AHMAD AL-RUBAYE / AFP AL-RUBAYE / AFP

article relayé par Jihene Chafi

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