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ILERI-Défense

Plus de 250 participants au 1er Symposium sur le marché canadien de la défense et de la sécurité à Montréal

26 Novembre 2014 , Rédigé par ileridefense Publié dans #Amérique du Nord

Plus de 250 participants au 1er symposium sur le marché canadien de la défense et de la sécurité, à Montréal.

Plus de 250 participants au 1er symposium sur le marché canadien de la défense et de la sécurité, à Montréal.

Ce lundi 24 a eu lieu le premier symposium sur le marché canadien de la défense et de la sécurité à Montréal. Pour l’occasion, les représentants de nombreuses entreprises et organismes des secteurs de la défense et de la sécurité ont fait le déplacement.

Avec pas moins de 250 participants, cet événement organisé à l’initiative de Développement économique Canada (DEC) pour les régions du Québec, en collaboration avec Aéro Montréal et Sous-Traitance Industrielle Québec (STIQ), a réussi à rassembler 17 donneurs d’ordres ainsi que les représentants de 177 entreprises et organismes.

Le principal objectif de ce symposium était d’aider les PME à rencontrer des clients potentiels, comme nous l’a expliqué Suzanne Benoît, la PDG de Aéro Montréal. Pour ce faire, des rencontres B2B (business to business) et B2G (business to government) ont été organisées afin de faciliter le dialogue entre les donneurs d’ordres canadiens et internationaux présents et les PME québécoises.

En plus de «provoquer des rapprochements», l’objectif était également de « faire connaitre l’éventail d’exigences, d’attentes et d’opportunités du marché canadien, comme l’a souligné Normand Voyer, PDG de STIQ. Or des opportunités, ce n’est pas ce qui manque au marché canadien.

Une demande florissante

En effet, dans le cadre du Budget de 2013, le gouvernement canadien s’est engagé à tirer parti des achats de matériel de défense afin de stimuler la croissance économique et ainsi générer de nouveaux emplois, dans une dynamique de long terme.

Dans ce contexte le gouvernement a élaborer une nouvelle stratégie d’approvisionnement en matière de défense, dévoilée en février dernier. Comme l’a expliqué Denis Lebel, ministre de l’infrastructure, des collectivités et des affaires intergouvernementales, ainsi que ministre de l’agence DEC, cette stratégie se base sur trois principaux points qui sont : «fournir le bon équipement aux Forces canadiennes et à la Garde côtière canadienne en temps opportun, se servir de nos achats de matériel de défense pour créer des emplois et assurer la croissance économique au Canada, et finalement, simplifier les processus d’approvisionnement en matière de défense».

En juin dernier, Rob Nicholson, ministre de la Défense nationale, a dévoilé le premier le Guide d’acquisition de la Défense (GAD). Cette publication retrace l’inventaire des besoins éventuels des Forces armées canadiennes et des projets d’approvisionnement connexes pour les 20 prochaines années.

Parmi ces projets, on retrouve l’achat de pas moins de 18 Léopards II dont le contrat a été signé en avril 2012, dans le but de remplacer les anciens engins par de nouveaux plus performant, qui seront livrés d’ici 2017.

Le remplacement des pétroliers ravitailleurs d’escadre actuels de la Marine royale canadienne, en service depuis plus de 40 ans, est également prévu d’ici 2020.

Dans le domaine aérospatial, le renouvellement des hélicoptères utilitaires de reconnaissance tactique CH-146 Griffon est programmé pour 2035.

Le gouvernement canadien a un immense pouvoir d’achat en matière d’équipement de défense et sécurité, reste à saisir ces opportunités maintenant car de tels contrats ne seront pas proposés avant plusieurs dizaines d’années, a déclaré Mme Benoît.

Les PME québecoises ont leur carte à jouer

Comme l’a expliqué Denis Lebel, avec des milliards de dollars dépensés en équipement de défense, «il va de soi que nous (le gouvernement) voulons l’acquérir au meilleur rapport qualité-prix (…) suivant un processus rigoureux et impartial». Les entreprises doivent donc se montrer toujours plus performantes, plus innovatrices, bref plus compétitives: les contrats sont obtenus par «ceux qui sont les plus proactifs» a affirmé Mme Benoît.

La nouvelle politique des retombées industrielles a modifié le secteur de la demande. En effet, elle engage les principaux contractants des projets de 100 millions $ et plus à réinvestir l’équivalent de la valeur des contrats dans l’économie canadienne. La différence est que, là où auparavant on avait simplement des retombées économiques directes et indirectes, on se focalise désormais principalement sur la maximisation de la valeur des investissements, à savoir leurs impacts sur les PME locales, l’innovation, la recherche et développement (RD), etc.

Ainsi le gouvernement cherche à «lier les grosses entreprises et les PME» de manière significative, comme nous a expliqué Christyn Cianfarani, fraîchement désignée Présidente de l’Association des industries canadiennes de défense et de sécurité. Selon elle, cette initiative illustre un gage de qualité des produits de défense canadiens «lorsqu’un gouvernement s’équipe auprès d’entreprises nationales, c’est révélateur de la qualité du produit fournit, et ce même à l’international». Elle regrette néanmoins un manque de coordination derrière les différentes annonces du gouvernement, alors qu’en interne ce lien est clairement établi.

Les annonces à court et moyen terme faites par le gouvernement concernant les plus grands contrats d’approvisionnement de l’histoire du pays représentent une réelle perspective d’avenir pour les entreprises du Québec, comme l’a rappelé M. Lebel. C’est «une opportunité unique de développer leurs marchés et la possibilité d’intégrer les chaînes de valeur mondiales des donneurs d’ordres». Il a mentionné l’exemple de plusieurs entreprises québecoises telles que Systèmes & Logiciels Mannarino inc., dont la technologie de pointe est utilisée dans le domaine de l’aérospatiale, ou encore Le Groupe Soucy qui conçoit des chenilles en caoutchouc pour des chars d’assaut. Ces entreprises québecoises font office d’exemple et de modèle de réussite pour bien d’autres.

De son coté, Industrie Canada a commencé à prendre des mesures afin de redéfinir la capacité industrielle des segments de marché. En d’autres termes, elle a redéfini les objectifs de l’industrie en matière de défense et d’armement, qui est désormais de veiller à ce que les besoins des forces armées soient respectés, de maximiser le potentiel d’innovation des entreprises, et enfin d’intensifier les exportations. Pour ce faire, un soutien pangouvernemental a été mis en place, impliquant l’Organisation Canadienne du Commerce, DEC, des agences de développement économique régional, des élus canadiens ainsi que des délégués commerciaux.

Le directeur général des grands projets de la Garde côtière canadienne, Robert Wight, a d’ailleurs annoncé que le marché canadien de la sécurité se plaçait parmi les dix premiers au monde. Dans un contexte de développement mondial de l’équipement de défense et sécurité, développement qui est en passe de s’intensifier d’ici 2020, les entreprises canadiennes ont leur épingle à tirer de cette dynamique. Au-delà du simple aspect économique, c’est une véritable perspective d’avenir pour la RD, qui pourrait permettre l’arrivée de nouvelles technologies de défense toujours plus performantes.

À noter que la PDG d’Aéro Montréal, Suzanne Benoît, nous a donné rendez-vous le 31 mars 2015 pour un nouvel événement au Palais des congrès de Montréal, intitulé Aeromart Montréal, qui s’inscrira dans la continuité du symposium d’aujourd’hui.

Source : 45eNord.ca

Relayé par : Philippine Sottas

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