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ILERI-Défense

G20 : une première journée assombrie par les tensions avec la Russie

15 Novembre 2014 , Rédigé par ileridefense Publié dans #Russie-CEI, #Amérique du Nord

«Photo de famille » à Brisbane (Australie), samedi 15 novembre
«Photo de famille » à Brisbane (Australie), samedi 15 novembre

Le président américain, Barack Obama, a tenté de placer la première journée du sommet du G20 samedi 15 novembre à Brisbane, en Australie, sous le signe du changement climatique, alors que se multipliaient les accrochages diplomatiques entre la Russie et l'Occident.

  • Climat : opération de séduction des Etats-Unis

L'Australie n'avait pas fait de l'environnement une priorité du sommet, mais les Etats-Unis ont tenté de le replacer au cœur des débats en vantant leur accord sur les émissions de gaz à effet de serre, conclu mercredi avec la Chine. Posant cet accord bilatéral en modèle, le président Barack Obama déclarait : « Si laChine et les Etats-Unis peuvent se mettre d'accord à ce propos, alors le monde peut trouver un accord. » Il a par ailleurs annoncé une contribution de 3 milliards de dollars au fonds vert de l'Organisation des nations uneis (ONU) pour leclimat.

La France se réjouissait quant à elle, samedi, d'avoir obtenu avec sespartenaires l'introduction d'un paragraphe spécifique sur le climat dans le document final qui doit clore le sommet dimanche.

  • Ukraine : climat pesant face à la Russie

François Hollande a rencontré le président russe, Vladimir Poutine, en tête à tête à 9 heures (heure de Paris). Les deux chefs d'Etat devaient discuter de la situation en Ukraine, mais la question de la livraison des deux navires Mistral par la France à la Russie pollue le débat. Vendredi, l'agence de presse russe RIA-Novosti avait annoncé que la France aurait deux semaines pour s'acquitterde son contrat, citant une source anonyme.

Par ailleurs, dès vendredi, avant même l'ouverture officielle du sommet, le premier ministre britannique, David Cameron, avait menacé Moscou de sanctions, qualifiant d'« inacceptables » ses « agissements » en Ukraine.

Moscou faisait usage de diplomatie ces dernières semaines face aux capitales européennes, tout en paraissant armer de nouveau les séparatistes de l'est de l'Ukraine : une stratégie observée à plusieurs reprises depuis la révolution de Kiev en février. L'ONU a prévenu vendredi qu'elle redoutait le « retour d'une guerre totale » dans la région.

  • Croissance mondiale : un plan à entériner

Sur les questions économiques, cœur traditionnel des G20, les pays membres – représentant 85 % de la richesse mondiale – devaient entériner un plan visant àaccélérer la croissance de leur PIB au-delà de sa trajectoire actuelle, alors que l'économie mondiale ralentit sa progression et que les Etats-Unis sont la seule zone qui gagne en puissance. « On ne peut pas s'attendre à ce que les Etats-Unis portent l'économie mondiale sur leur dos, a déclaré M. Obama. Ici donc, à Brisbane, le G20 a la responsabilité d'agir, de stimuler la demande, d'investirdavantage dans les infrastructures et de créer des emplois pour les gens de tous nos pays. »

  • Paradis fiscaux

Quelques jours après les révélations de l'affaire LuxLeaks par Le Monde avec 40 médias internationaux, le G20 devrait entériner les avancées dans l'échange automatique de données bancaires et le premier volet du plan de l'Organisation de coopération et de développement économiques pour lutter contre l'optimisation fiscale. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ancien premier ministre du Luxembourg, pays mis en cause pour ses pratiques permettant à des multinationales de limiter leurs impositions, a essuyéun feu nourri de questions sur sa légitimité. « Je pense véritablement que nous devons tous lutter contre l'évasion fiscale au niveau international », a-t-il répondu.

  • « Eradiquer » Ebola

Les dirigeants du G20 ont par ailleurs promis de faire tout leur possible pour« éradiquer » l'épidémie d'Ebola et « couvrir ses conséquences économiques et humanitaires à moyen terme ». La Banque mondiale avait profité du sommet pour défendre son projet de création d'un « fonds d'urgence » destiné à mieuxcontrer les prochaines pandémies… afin d'éviter que ne se répète la réaction lente (lien vers notre édition abonnés), tardive et très fragmentée au virus Ebola. L'institution estime que la propagation de l'épidémie actuelle pourrait coûter plus de 32 milliards de dollars à l'Afrique de l'Ouest d'ici à la fin 2015.

AFP/SAEED KHAN

http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/11/15/g20-une-premiere-journee-assombrie-par-les-tensions-avec-la-russie_4524063_3234.html

Relayé par : Lila T.B

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