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ILERI-Défense

Les États-Unis se préoccupent de l’Irak, pas de Maliki, explique Kerry

20 Juin 2014 , Rédigé par ileridefense Publié dans #Moyen Orient, #Amérique du Nord, #Occident

Le 20/06/14

De Jacques N. Godbout, 45enord.ca

Les États-Unis se préoccupent du sort de l’Irak menacé par des djihadistes sunnites, pas de son Premier ministre chiite Nouri al-Maliki, a affirmé le secrétaire d’État John Kerry dans une interview diffusée jeudi par NBCNews.

Le chef de la diplomatie américaine a également tempéré ses déclarations faites cette semaine sur une possible coopération avec l’Iran sur le dossier irakien.

«J’insiste: ce que les États-Unis font regarde l’Irak. Il ne s’agit pas de Maliki», a déclaré M. Kerry, alors que Washington multiplie ses critiques contre le Premier ministre irakien.

«Rien de ce que le président (américain Barack Obama) décidera de faire sera focalisé sur le Premier ministre Maliki. C’est focalisé sur le peuple irakien, a martelé le secrétaire d’État», dans cet entretien réalisé mercredi par la télévision NBCNews.

Il a répété que les États-Unis étaient profondément préoccupés par l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), «plus radical qu’Al-Qaïda et qui menace les intérêts des États-Unis et de l’Occident».

Interrogé sur une possible collaboration main dans la main avec l’Iran sur la crise irakienne, M. Kerry l’a exclue.

«Non, nous ne sommes pas assis en train de nous demander si nous allons faire cela. Ce n’est pas sur la table», a répondu John Kerry.

Lundi, dans un entretien à Yahoo News, il s’était dit ouvert à une collaboration avec l’Iran, avant que son administration écarte toute coopération militaire entre Washington et Téhéran.

Les deux gouvernements, qui n’ont plus de relations diplomatiques depuis 34 ans, ont parlé du dossier irakien mardi à Vienne, en marge des négociations entre l’Iran et les grandes puissances sur le programme nucléaire de Téhéran.

«Ce qui nous intéresse c’est de communiquer avec les Iraniens pour qu’ils sachent clairement ce que nous pensons et que nous sachions clairement ce qu’ils pensent», a expliqué le ministre américain.

Le Premier ministre irakien Maliki s’est retrouvé sous le feu de critiques américaines mettant en cause sa politique confessionnelle dans la crise qui secoue son pays, au moment où le président Obama, qui a finalement choisi d’envoyer des conseillers militaires mais exclue pour le moment des frappes aériennes, examinait ses options pour aider Bagdad face à l’EIIL.

Refusant de s’embourber de nouveau en Irak, d’où les États-Unis ont retiré leurs troupes fin 2011 après huit ans d’occupation, le président américain a été on ne peut plus claire dans sa réponse à la demande d’aide du premier ministre chiite irakien: il n’est pas question pour l’Amérique «d’aider une secte à en vaincre une autre», a-t-il dit en se référant au conflit opposant les chiites aux sunnites.

Toutefois, signe de l’importance que l’Amérique accorde, non pas à Maliki, mais à l’Irak, John Kerry, s’envolera bientôt pour le Moyen-Orient et l’Europe pour y consulter ses alliés sur la situation dans ce pays et voir avec eux comment contrer les extrémistes de l’EIIL.

*Avec l’AFP

Affiche électorale géante pour le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki et son équipe, le 25 mars 2014 à Bagdad (Ahmad Al-Rubaye/AFP)

Affiche électorale géante pour le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki et son équipe, le 25 mars 2014 à Bagdad (Ahmad Al-Rubaye/AFP)

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