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ILERI-Défense

Front uni des USA et de l'Arabie contre Assad

18 Février 2014 , Rédigé par ileridefense Publié dans #Proche-Orient- Moyen-Orient- Monde Arabe

Obama en Arabie saoudite en mars pour une coordination de Washington et Riyad dans le dossier syrien

Le président Barack Obama, qui va se rendre au mois de mars à Riyad, devrait proposer au roi Abdallah d'Arabie saoudite un plan permettant la coordination de la position des Etats-Unis et de son allié saoudien sur le dossier syrien.

La visite du président Obama intervient après une année de relations tendues avec le royaume wahabite suite à une mauvaise gestion de la crise syrienne mettant en danger la sécurité régionale dont celle de l'Arabie saoudite.

Les responsables américains attendent des mesures supplémentaires de leur allié saoudien dans l'optique du voyage du président américain. La semaine dernière, un premier pas a en effet été fait dans cette direction après la publication d'un décret royal interdisant aux sujets saoudiens de rejoindre les mouvements jihadistes. Tout contrevenant s'expose désormais à une peine de 20 ans de prison.

La Maison Blanche, quant à elle, favorise une résolution devant le conseil de Sécurité de l'ONU préconisant une base légale pour des actions militaires à l'intérieur de la Syrie. Ces actions ont jusqu'à présent été repoussées par la Russie qui a utilisé son droit de veto.

Barack Obama a annoncé qu’il voulait augmenter la pression sur la Syrie. Le Président américain se garde bien, depuis les fameuses "lignes rouges", de détailler les mesures qu’il compte prendre à l’égard du régime de Bachar el Assad. Si une intervention militaire directe des États-Unis est clairement exclue, en revanche ils ont renouvelé leur soutien militaire à plusieurs groupes rebelles. Début février, une offensive rebelle "La Genève du Hauran" a été lancée à partir de la Jordanie dans la région de Deraa. Officiellement, il s’agit de renforcer les rebelles "modérés" face aux "radicaux", mais lors de la même offensive, lancée au printemps dernier, une partie des armes anti chars fournies par les États-Unis se sont retrouvées entre les mains du Front Al Nosra, branche officielle d’Al Qaïda en Syrie.

Barack Obama souhaite également rassurer ses alliés dans la région en maintenant la pression sur Bachar el Assad. La Jordanie, le Liban et la Turquie subissent le poids des réfugiés syriens et leur installation dans la durée, si le régime syrien l’emporte, fait craindre une déstabilisation des régions frontalières de la Syrie. Car il est clair qu’un des objectifs de Bachar el Assad est de pousser vers l’extérieur plusieurs millions de Syriens qu’il juge irrécupérables et dangereux pour la stabilité future de son régime après la victoire.

Le chef d'état-major de l'ASL limogé

Dans ce contexte, le chef d'état-major de l'Armée syrienne libre (ASL), Sélim Idriss, a été limogé dimanche 16 février, a annoncé dans un communiqué officiel le Conseil militaire supérieur (CMS) qui chapeaute la coalition rebelle luttant contre le régime syrien.John Thys (AFP/File)

"Le CMS a décidé à l'unanimité dans sa réunion du 16 février de limoger Sélim Idriss de son poste de chef d'état-major et de nommer à sa place le brigadier général Abdel Al-Ilah al-Bachir", a annoncé le colonel Qassem Saadeddine, entouré d'autres membres du CMS, dans une vidéo diffusée sur Internet.

Il a invoqué "la paralysie au sein de l'état major au cours des derniers mois", la nécessité de le "restructurer" et "les difficultés que rencontre la révolution syrienne" face au régime du président Bachar Al-Assad.

"Mauvaise distribution des armes"

Une source au sein de l'opposition syrienne a confirmé dimanche à l'AFP le limogeage de Sélim Idriss, assurant que le principal reproche fait au général, nommé en décembre 2012, est "la mauvaise distribution des armes" aux rebelles sur le terrain, en plus "des erreurs et d'une négligence dans les combats" et de son "éloignement des soucis des insurgés".

Soutenue par les pays occidentaux et considérée comme la rébellion "modérée", l'ASL s'est par la suite affaiblie en raison de divisions en son sein et de l'apparition de djihadistes, mais aussi d'autres coalitions rebelles, notamment l'influent Front islamique.

Plusieurs brigades, islamistes et non islamistes, continuent toutefois de seréclamerde l'ASL, qui désigne désormais plus la rébellion qu'une coalition bien structurée.

Kerry accuse la Russie de favoriser la surenchère d'Assad

Le secrétaire d'État américain John Kerry a accusé lundi la Russie de favoriser la surenchère du président syrien Bachar al-Assad après l'échec des négociations de Genève.Brendan Smialowski (AFP)

"Le régime a fait obstruction, il n'a rien fait sinon de continuer à bombarder son propre peuple avec des barils d'explosif et à détruire son propre pays. Et je regrette de devoir dire qu'il le fait avec le soutien accru de l'Iran, du Hezbollah et de la Russie", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Jakarta.

"La Russie doit être partie prenante de la solution au lieu de fournir encore plus d'armes et encore plus d'aide (au régime syrien) de sorte qu'elle favorise la surenchère d'Assad", a-t-il ajouté.

Quinze jours après un premier échec, une deuxième session de négociations à Genève entre le régime et l'opposition syrienne n'a permis aucune avancée, et l'avenir de ces pourparlers est désormais en question.

Le conflit syrien a fait plus de 140.000 morts en près de trois ans, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Nasrallah défend le "sacrifice" du Hezbollah en Syrie

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a défendu dimanche l'engagement de son mouvement dans les combats en Syrie, aux côtés des troupes régulières, affirmant que cette lutte est un "sacrifice qui vaut la peine".

Dans un discours retransmis en direct sur la chaîne de télévision al-Manar, à l'occasion de la commémoration du "martyre" des dirigeants du Hezbollah, le chef du parti terroriste chiite libanais s'est adressé à ses partisans et aux familles des victimes des derniers attentats qui ont visé les fiefs du Hezbollah, saluant leur "courage" et leur "patience".Anwar Amro (AFP)

"Notre combat en Syrie est un sacrifice qui a besoin de beaucoup patience, a dit Hassan Nasrallah. Les personnes tuées dans les récentes explosions sont des martyrs au même titre que les combattants tués dans les combats. Ce sacrifice vaut-il la peine? Oui, ça vaut la peine, parce que c'est le futur de notre pays et celui de nos enfants qui sont en jeu".

"Ceux qui disent que les attentats qui ont visé le Hezbollah sont le résultat de l'implication du parti en Syrie sont des menteurs, a accusé Hassan Nasrallah. Sans notre combat en Syrie, des milliers de voitures piégées seraient entrées au Liban". "Nous pensons que le Liban est une cible des takfiristes, a-t-il dit. Ils veulent établir leur présence dans le pays après avoir échoué à le faire en Syrie. Le Liban a toujours fait partie de leur plan takfiriste".

 

Source : i24, le 17/02/2014

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